Le Pigeonnier Du Perron
Hôtel ★★★

L'historique de la Batisse

Eh Oui ! René DESCARTES, célèbre philosophe fut au début du XVII ème siècle un illustre propriétaire de cette belle et noble métairie dont il prit le titre « René DESCARTES, Seigneur du Perron »

Une Seigneurie d’origine moyenâgeuse

L’origine de cette métairie remonte au XVème siècle, selon les traces écrites les plus anciennes consignées aux archives départementales. Modeste métairie en apparence, mais véritable fief noble en réalité, conférant à son titulaire le titre de « Seigneur » ou « Sieur ». La possession d’un pigeonnier (ou « fuie », ou « fuye »), ici riche de plus de 600 boulins, était un privilège réservé à la noblesse, au Seigneur haut justicier et témoigne aujourd’hui de l’étendue des terres assujetties au fief du Perron. Ce privilège fut aboli par la révolution française, la nuit du 4 août 1789.

Un illustre propriétaire : René Descartes, Sieur du Perron

René Descartes, célèbre universaliste français, se vantait fréquemment d’être « gentilhomme en poitou ». René Descartes put se dire à de nombreuses occasions «Sieur du Perron» et même « Monsieur du Perron », ou tout simplement « Seigneur du Perron » comme il lui arriva sa vie durant de signer certains courriers. En effet, si son père faisait partie de la noblesse de robe (conseiller au parlement de Bretagne), le jeune Descartes hérita de sa grand-mère maternelle à sa majorité d’une terre seigneuriale, celle du « fief modique mais noble du Perron ». Quelques années après, afin d’acquérir la charge de lieutenant-général à Châtellerault sur les conseils pressants de son père, Descartes vendit tous ses biens fonciers dont celui du Perron. Cependant, l'acte de vente comportait une clause expresse en vertu de laquelle Descartes restait durant sa vie entière le Seigneur nominal de la terre cédée, le Seigneur du Perron. Lorsque le célèbre universaliste mourut à Stockholm en février 1650, le mausolée provisoire qui reçut sa dépouille portait cette inscription latine : « Renatus Descartes, Perronti dominus »

De la ferme à l’hôtel…

Depuis 1852, notre famille se transmet Le Perron de générations en générations et y anime la vie d’une bonne ferme, comme il en existait beaucoup avant la révolution agricole. De cette époque est née une tradition d’accueil au Perron, autant à l’occasion des travaux agricoles, des évènements comme les deux guerres mondiales ou simplement dans la vie quotidienne de la ferme. De cette période reste l’âme d’une maison d’accueil, où il fait bon s’arrêter. Pascal Thiollet, le propriétaire actuel, n’a pas voulu laisser s’échapper l’esprit du Perron. En 1998, il entreprît, aidé par sa famille, de lourds travaux de rénovation pour transformer l’ancienne ferme en l’établissement que vous voyez aujourd’hui. Ainsi, le Perron retrouve sa vocation d’accueil, celle d’une maison ouverte.

Le Pigeonnier du Perron naquit en 2001, et c’est Emilie, la fille de Pascal qui vous accueille aujourd’hui.

Renatus Descartes (1596-1650)

Plaque de la métairie du Perron

 

"L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelquechose de meilleur et de plus grand qu'elle même"
(René Descartes)